Clivage gauche / centre-droit structurant du budget 2026 : la gauche en a fait son marqueur de justice fiscale, le bloc central et la droite y voient une menace pour l'investissement. Sujet rejoué à chaque loi de finances.
Du oui franc au non franc. Chaque camp a été rédigé dans sa version la plus forte, sans voir les autres — touchez un camp pour l'ouvrir.
Le cœur du désaccord, en trois actes. À chaque acte : les camps se répondent, l'arbitre qualifie le désaccord, et on note ce qui pourrait le trancher.
Désaccord empirique frontal sur le rendement : 15–25 milliards contre 2–5, selon les hypothèses de comportement retenues.
Un chiffrage contradictoire ex ante par une institution indépendante (Cour des comptes, France Stratégie, DG Trésor) intégrant des élasticités de comportement explicites et le traitement de l'IS ; à défaut, seule l'observation ex post d'une première année d'application trancherait.
Même source officielle, lectures opposées : l'exil est-il marginal ou la conséquence directe de la taxation du patrimoine ?
Une étude d'élasticité spécifique à un impôt plancher incluant biens professionnels (et non extrapolée de l'ISF/IFI), idéalement avec un design quasi-expérimental ; et la robustesse juridique de l'exit tax au-delà de 5 ans face au droit de l'UE (libre circulation des capitaux).
Duel de pronostics juridiques : le plancher sans plafond est-il confiscatoire, ou sécurisable par le design ?
Une décision du Conseil constitutionnel sur le dispositif effectivement voté ; ou, en amont, un avis du Conseil d'État sur un texte précisant le mécanisme de plafonnement et son articulation avec l'objectif de 'plancher' (revenu déclaré vs revenu économique).
Le meilleur argument de chaque camp, jugé sur la qualité. Lesquels tiennent la route, à votre avis ?
Même question qu'au départ. Bouger n'est pas une défaite ; rester aussi — si vous savez désormais pourquoi.
Chaque camp a été rédigé en isolement, sans voir les autres, puis sourcé et noté sur la qualité de ses arguments — jamais sur qui a raison.