Noeud du débat : protéger contre l'antisémitisme sans pénaliser la critique politique d'Israël ni la liberté d'expression. Clivage profond gauche / reste de l'hémicycle sur l'amalgame antisionisme-antisémitisme, ravivé par une proposition de loi, une pétition massive et des affaires médiatiques (dont l'affaire Akim Omiri).
Du oui franc au non franc. Chaque camp a été rédigé dans sa version la plus forte, sans voir les autres — touchez un camp pour l'ouvrir.
Le cœur du désaccord, en trois actes. À chaque acte : les camps se répondent, l'arbitre qualifie le désaccord, et on note ce qui pourrait le trancher.
Deux mesures réelles, deux lectures : recouvrement statistique des haines contre persistance des vieux préjugés.
Une enquête publique (type CNCDH) répliquant la typologie IFOP avec une méthodologie indépendante du commanditaire, distinguant clairement corrélation, causalité et part de la population concernée — et mesurant si pénaliser réduit effectivement les actes.
Désaccord sur l'existence d'un vide juridique : droit déjà suffisant ou formes nouvelles mal saisies.
Un recensement des cas concrets où un propos antisémite réel a échappé à toute qualification sous le droit de 1881 faute de base légale — preuve d'un vide opératoire, et non d'une simple lacune de clarté que la jurisprudence comble déjà.
Le même avis du Conseil d'État nourrit les deux camps : censure inconstitutionnelle ou simple feu orange.
Une décision du Conseil constitutionnel sur le texte amendé (ou la rédaction de repli proposée par le CE) : seul le juge constitutionnel peut trancher si l'imprécision est rédhibitoire ou corrigeable. Le retrait du texte avant vote laisse la question ouverte.
Le meilleur argument de chaque camp, jugé sur la qualité. Lesquels tiennent la route, à votre avis ?
Même question qu'au départ. Bouger n'est pas une défaite ; rester aussi — si vous savez désormais pourquoi.
Chaque camp a été rédigé en isolement, sans voir les autres, puis sourcé et noté sur la qualité de ses arguments — jamais sur qui a raison.