Le débat oppose deux libertés revendiquées comme fondatrices : la liberté d'installation et de tarification des médecins libéraux d'un côté, l'égalité d'accès aux soins de l'autre. Le clivage est transpartisan et ne suit pas l'axe gauche-droite habituel — la proposition de loi Garot sur le conventionnement sélectif a été votée par la gauche, les écologistes et près d'un tiers de la droite, contre l'avis du gouvernement et de la quasi-totalité de la profession médicale, qui a fait grève. Le second volet, l'encadrement du secteur 2, ravive la crainte d'une « médecine à deux vitesses » alors que les dépassements d'honoraires battent des records.
Du oui franc au non franc. Chaque camp a été rédigé dans sa version la plus forte, sans voir les autres — touchez un camp pour l'ouvrir.
Le cœur du désaccord, en trois actes. À chaque acte : les camps se répondent, l'arbitre qualifie le désaccord, et on note ce qui pourrait le trancher.
Même constat — les incitations ont échoué — mais remèdes opposés : réguler ou ne pas contraindre.
Une évaluation française du conventionnement sélectif médical (effet net sur l'installation en zone sous-dense vs report/déconventionnement) ; aujourd'hui inexistante, chacun s'appuie sur des proxies (paramédicaux, étranger).
Réguler un stock insuffisant : meilleure allocation (gauche) ou jeu à somme nulle (centre, droite, RN).
Des données infrarégionales sur ce que deviennent les médecins empêchés de s'installer en zone surdotée (vont-ils en zone sous-dense, ou se reportent-ils/se déconventionnent-ils).
Le précédent paramédical : fin d'un privilège médical, ou outil de surplus inapplicable à une pénurie.
Une comparaison de l'état démographique (surplus vs déficit) des professions au moment de leur régulation, et de l'effet effectif du conventionnement sélectif paramédical sur les zones sous-denses.
Le meilleur argument de chaque camp, jugé sur la qualité. Lesquels tiennent la route, à votre avis ?
Même question qu'au départ. Bouger n'est pas une défaite ; rester aussi — si vous savez désormais pourquoi.
Chaque camp a été rédigé en isolement, sans voir les autres, puis sourcé et noté sur la qualité de ses arguments — jamais sur qui a raison.